Un aperçu de la pensée rabbinique

TEXTES OFFICIELS DE LA DOCTRINE :

– « De l’avis de tous les Sages d’Israël, c’est une vérité constante, certaine, incontestable que Dieu donne, l’envoyant du ciel, l’âme pure à tout homme dès le principe de sa formation dans le sein maternel »Rabbi Manassé Ben Israël(autorité incontestée de la tradition doctrinale)
– Rabbin David Meyer, 1997 Bruxelles :
« Dans le tout premier chapitre de la Genèse, dans l’histoire de la création. Au verset 27, nous apprenons que: « Dieu créa l’Homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’Il le créa ». Et les rabbins posent la question du sens de cette affirmation. Comment comprendre en effet que Dieu crée l’Homme à son image, alors qu’Il n’a Lui-même pas d’image? A cette question, le Midrash, c’est-à-dire la tradition orale juive, répond de la manière suivante: « Tout comme Dieu est unique, l’Homme créé à son image est, lui aussi, unique ». L’unicité de Dieu se reflète et se retrouve dans l’unicité de l’homme. Le clonage humain vient modifier cette donnée de base du judaïsme et des religions monothéistes (…) Alors, il ne s’agit pas, pour nous, de nous opposer au développement des sciences qui, dans leur grande majorité, profitent à l’ensemble des sociétés humaines, mais simplement de rappeler qu’il y a des débordements que l’on ne peut pas accepter, car ils touchent au plus profond de ce qui fonde notre humanité. Dans notre tradition juive, et dans la tradition judéo-chrétienne, être monothéiste c’est non seulement croire en un Dieu unique, mais c’est aussi croire en l’unicité absolue de chaque être humain. »

“ Les mystères du développement pré-natal ont fasciné les Sages du judaïsme, et ils réussirent à discerner de nombreux points inconnus concernant la création de l’être humain, bien avant que les sciences modernes n’atteignent aux données correspondantes. Le Midrash indique en effet que l’embryon est créé lorsque la fertilisation a réussi : quand la goutte blanche ( l’ovule ) fusionne avec la semence. L’embryon alors se développe dans l’utérus, lequel est plein de sang (Yalkut, Job 905). Dans l’histoire de la science moderne, l’ovule humain ne fut découvert par Baer qu’en l827, tandis que l’existence du spermatozoïde ne l’était qu’en 1677 par Hamm et Leeuwenhoek. Dans de nombreux cas, les affirmations embryologiques du Talmud toutes affinées de spéculation et d’intuitions philosophiques qu’elles fussent, sont bel et bien confirmées par les faits d’ordre scientifique contemporains. Voyez par exemple le passage suivant :
« Nos sages nous apprennent: Il y a trois partenaires dans la création de l’homme: le Très-Haut, son père, et sa mère. Le père y contribue ….. La mère y contribue à travers son ovule……. Le Tout-Puissant y contribue en apportant l’esprit, l’âme, la beauté des traits, la vision, le pouvoir d’entendre, la capacité de s’exprimer et d’avancer, et de connaître. … Comme le commentait Rashi, cela veut dire que l’âme est semblable à du sel qui préserve le corps –lorsque l’âme le quitte, le corps se décompose ».(Niddah 31)… Nous trouvons cette parole dans la Tradition ( Kabbalah ):  » Ne m’as-tu pas coulé comme on fait couler du lait, ne m’as-tu pas épaissi comme on fait cailler du fromage? Tu m’as revêtu de peau et de chair, Tu m’as tissé d’os et de nerfs. Tu m’as gratifié de vie et de ta faveur, et Tu m’as visité de ta protection et de ta garde en mon esprit » (Niddah 25 [ en fait il s’agit de Job 10,10]) ….. Selon le Talmud, il n’existe pas de moment meilleur pour la personne humaine que celui qu’il a passé dans le sein maternel (Niddah 30) ; et ceci pour une bonne raison que voici…. L’enfant dans le sein se voit enseigner toute la Torah, mais quand vient pour lui l’heure de la naissance, un ange vient le toucher aux lèvres, faisant en sorte que l’enfant oublie tout ce qui lui a été enseigné. (Niddah 30) Cette belle légende, qui dit hautement que l’homme atteint un très haut niveau de vie spirituelle dans le sein maternel, peut bien expliquer la somme immense de soin et de dévotion qu’on doit avoir pour l’enfant non-né, ce qui appert de manière évidente si on considère toutes les lois regardant le statut du fœtus, ainsi que toute la Halakhah (loi Biblique) relative à l’avortement.. . Finalement, un concept important, qui est la base de tous les préceptes concernant le statut embryonnaire se trouve dans ce point de vue que même pendant les quarante premiers jours après la conception, l’embryon (qui se développe ensuite comme un fœtus) possède une âme. Un Rabbi qui fait autorité doit être consulté pour les seuls cas d’urgence grave d’ordre médical qui placent la famille dans le choix à faire entre la vie de l’embryon et celle de la mère (Seridei Esh 3:96. Refuah Leor Hahalakha, Institute for Medical Research According to Halakha; J-m 1980).”
“Dans la Mishnah, fondation du Talmud, on retient une conversation entre l’empereur romain Antoninus (Marcus Aurelius) et le Rabbi Yehudah. Rabbi Culi le rapporte ainsi: “Il fut également demandé au Rabbi Yehudah, ‘Quand l’âme entre-t-elle dans le corps? Est-ce quand il est décrété dans les cieux que la mère va concevoir, ou doit-on attendre que se soient développés de la chair, des os et des nerfs?’ “Rabbi Yehudah répliqua, ‘L’âme ne peut venir tant que l’embryon n’est pas complètement développé.’ “Antoninus alors lui déclara, ‘Comment est-il possible pour l’œuf fécondé de survivre sans une âme? On voit bien que si un morceau de viande est laissé là sans préservation, il pourrit et devient immangeable. Voilà pourquoi je maintiens, moi, qu’il est décrété que dès qu’une femme conçoit, l’âme entre dans l’œuf fécondé.’ “ Le rabbi tomba d’accord avec lui; et quand il racontait cela il disait, ‘ Cela je l’ai appris grâce à Antoninus : l’âme est présente même avant que l’embryon soit formé. L’âme est présente. Voilà ce qu’il est correct de dire.’”

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