Le clone a-t-il une âme humaine ?

Réflexions/objections privées sur l’âme du clone


Les théologiens et représentants des institutions auditées ou présentes aux Semaines Sociales de France (2002) n’ont pas affirmé le caractère réel de l’animation de l’être humain par Dieu ( Dieu seul crée une âme à chaque conception par le Souffle ou son Acte Paternel selon les religions monothéistes ) . Même l’Église ne s’était pas prononcée sur la question de l’animation, ignorant la Déclaration précise de de Jean-Paul II dès 1998 qui la situait «au moment de la formation du génome»

 Comparons la situation de l’âme  d’un clone («copie» d’un embryon issu d’un œuf fécondé) avec  celle d’un jumeau homozygote (du même œuf fécondé) :

Le patrimoine  génétique identique des jumeaux homozygotes a été formé directement pour le 1er à partir des deux cellules haploïdes (homme + femme) peu apres la fécondation, puis de façon accidentelle pour le 2ème jumeau , après la 1ère conception mais naturelle. 
L’âme du  2è « vrai » jumeau a reçu une 1ère réponse dans le livre du père IDE(*): «Sachant que la création de l’âme est immédiate, tant qu’il n’y a qu’un embryon, il n’y a qu’une âme; dès qu’il y a deux embryons, il y a création d’une 2è âme». Autrement dit le 1er jumeau « assiste » à la conception de son jumeau, peu après la sienne, marquée du Sceau divin de son âme spirituelle 
 
Il résume ainsi l’animation des jumeaux homozygotes: 
«Nous sommes obligés de dire que la cellule totipotente qui se détache était bien, au départ, animée de la première âme spirituelle, qu’elle vient à perdre pour en retrouver une seconde immédiatement au moment où elle est séparée » Quand se détache la cellule, donnant le jumeau, d’où vient la seconde âme, comment est-elle infusée ? 
«... On doit donc affirmer non pas qu’elle est apte à recevoir une âme humaine, mais qu’elle est informée par un principe de vie, ici spirituel.» le noyau qui se sépare devient orphelin de l’âme de son jumeau ainé et se dispose à recevoir la sienne propre  
Quand celui-ci est-il apparu (créé par Dieu) ? 
«Au moment de la séparation»… « Cette individuation biologique peut provenir soit de la fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde, soit de la séparation à partir d’un embryon, d’une ou plusieurs cellules totipotentielles» (p.Ide Le zygote est-il une personne humaine ?) dès lors  le noyau se divisera pourvu d’une âme disctincte de celle de son frère 

Qu’en déduire pour le clone dont le patrimoine ne vient que «d’un même» et de façon artificielle, ce qui impute  des différences ?
 Il n’est pas la conséquence d’une fécondation ; 
il n’est pas plus le résultat d’une séparation à partir d’un embryon naissant. 

Aussi entendra-t-on dire d’un Dr de Recherche à la question de l’ame du clone: 
« le clone n’a pas d’âme » (Personne et Génome, Bernardins, mars 2017)                       
Pour autant le Père  Brice de Malherbe, membre de la Commission Bioethique du CEF, rétorque aussitôt 
«si je vois un clone qui me le demande je le baptise sans hésiter » 

De fait il faut remarquer une autre objection face à l’animation: lors de la fécondation d’un ovule, celle ci ne mène pas toujours à un embryon viable (dans 1 cas sur 7 seulement) mais  à des chiasmes, œufs blancs etc. dans ces cas, il est difficile d’affirmer que le patrimoine du génome formé est complet, et cela sera manifesté : il terminera son parcours comme une cellule déjà morte, avant d’avoir reçu la vie, et qui achèvera sa vie cellulaire  (un peu comme à notre mort le corps mettra du temps à perdre  toutes les  cellules  qui le constituent) Il ne faut pas oublier que le premier noyau s’il devait être déployé cellule élémentaire par cellule élémentaire  donnerait une distance qui s’étalerait de la terre au soleil: l’inertie d’une telle organisation vivante, même non viable ne se perd pas en une seconde !) 

De la même façon, la scission nucléaire, forcée par arc électrique du noyau transféré dans le clonage, n’aboutit jamais, selon la procédure analogue à celle employée pour le clonage de la brebis Dolly, et les mitoses (divisions) cessent apres la 4ème, comme si seule l’énergie d’amorçage était la cause de cette suscitation n’entrainant en effet que quelques 2 ou 3 mitoses de moins en moins  puissantes: un effet purement physique, mais sûrement pas, et  encore moins, de surnaturel. 

Dans les 2 cas (chiasmes en fécondation normale ou clonage type Dolly ) il n’y a pas de création d’âme spirituelle

Mais il est désormais acquis que des clones puissent être viables par d’autres procédés tel que celui décrit par le Sté Stem Cells: ayant obtenu 8 noyaux identiques par clonage, elle utilisera l’un d’eux pour en extraire un ovule-clone (selon un procédé non révélé) dans lequel un autre (ou plus) des 7 congelés en attendant, sera ( seront) cloné(s) ou resucités à son (leur) tour dans cet ovule-clone. Le cycle des mitoses sera moins problématique à « faire démarrer » et perdurer sans apport d’énergie (arc électrique) du fait que le noyau-clone et l’ovule-clone sont de même nature génétique et s’accommoderont n’étant plus deux corps étrangers mais de patrimoine semblable biologiquement. En tous cas l’embryon va dépasser le stade pré-implantatoire sans l’aide d’impulsions extérieures et atteindre le stade de la constitution d’un embryon. 

Le Pr Axel Kahn ne cessait pas de le dire au moment des débats sur le clonage humain que « dès lors que le clonage thérapeutique serait maitrisé, rien ne pourrait plus empêcher le clonage reproductif «(SSF, 2002)

De fait, il y aura un embryon qui est vivant et se développe biologiquement normalement comme tout être humain: nous sommes en présence d’un corps biologique humain «animé» . 

De quelle âme peut il s’agir? Les clercs interrogés affirment que cette âme sera forcément spirituelle: comment un être humain ne serait doté par Dieu que d’une âme qui ne serait pas humaine (fusse d’une âme de nature animale)?. 

Certes, il ne peut être écarté une influence psychique durable de l’âme qui aura subi cette conception traumatique. 
Ni, également, une infestation possible de cette âme dès sa création (comme toute infestation dans un être humain, par des volontés humaines, et comme Ste Hildegarde le suggère, qui signalait la présence de Lucifer dans cette création): elle s’y surajouterait comme pour tout être humain, sans pour autant pouvoir égaler la Grâce du Don de la vie divine  communiquée par Dieu, car «là où le péché abonde la Grâce surabonde» 


Dieu ne peut ni renier la nature humaine, fusse-t-elle créée contre Sa volonté,  ni la loi naturelle qu’il a commandé à l’homme de respecter: la prophétie de Daniel laisse croire que le clonage humain est une, voire LA « Transgression sans précédent » (Card Barbarin, 2013) qui répandra ses effets dévastateurs, la Dévastation, jusqu’à la Fin des temps. 

 (extrait Annexe III travail Collectif B&C V5)

 Commentaires Bioéthique et Catholiques 

Il sera utile de poursuivre cette réflexion dans le cadre de plusieurs articles du blog (et leurs commentaires), notamment celui qui traite du « statut de l’embryon humain et de la personne  » https://bioethiquecatholique.blogspot.fr/2018/03/statut-de-lembryon-est-il-une-personne.html

 
Et  plusieurs articles connexes sur la question de l’âme spirituelle qui habite l’être humain dès le début de son existence selon la Raison, la sagesse humaine, les écrits patristiques ou de la révélation, le Magistère aussi de l’Eglise (onglet THEOLOGIQUE)
 
 Voir aussi tous les articles traitant du clone ou du clonage humain ( par mots clés dans les onglets recherche du blog), inclus les articles de lois de légalisation à l’insu de tous : en France le clonage humain reproductif d’embryons humains N’EST PAS INTERDIT 

 (la liste des articles du blog est donnée dans les  commentaires des participants ci dessous) 

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