PMA : “que personne ne soit donneur à son insu”

PMA : « Que personne ne soit donneur à son insu”

par Blanche Streb

(1èr-2è mn) La politique de gratuité du Don en France et le consentement de don sont en vigueur  exigent vigilance et attention du fait de la pénurie d’organes en médical.
( 4è min 30s) pour ne pas devoir spécifier volontairement avant de mourir de ne pas vouloir que soient prélevés ses organes (ce consentement normalement doit être  requis par la personne et sa famille, sinon ce ne serait pas un don)
“Promouvoir la nationalisation du corps  humain  (à l’instar de l’option Maastricht III préconisée par l’ABM, acteur principal de la PMA  en France (2èmn 45s): par laquelle un corps humain en fin de vie est  programmé pour être prélevé de ses organes avant qu’il ne meure – tel un accident de voiture avec diagnostic vital ou la mort cérébrale en hopital en unité de soins (* voir note très importante ci après) et la remise en cause du consentement de don de ses organes des français à leur décès est une instrumentalisation du corps humain, déjà institutionnalisée pour l’homme avant sa naissance ( Embryon sans statut de personne juridique et soumis  au bon vouloir de la Bioéthique ) qui doit être combattue : “ que personne ne soit donneur à son insu”
Il est nécessaire que le politique, la loi bioéthique, n’emprise pas sur ce principe par des pratiques médicales et de dons d’organes par une vision du corps humain qui serait trop utilitariste .

Commentaire du Collectif Bioéthique et Catholique

Blanche Streb de VITA relie prélèvement et obtention d’organes à l’euthanasie, mais il y a aussi la PMA  :
– La Cour Européenne des Droits Humains imposera aussitôt après la PMA pour toutes la GPA, marchandisation du corps humain, au nom de la discrimination au droit à l’enfant ouvert aux femmes fertiles . De plus s le consentement de l’embryon humain disparaît hors projet parental et en absence de parents ….. Autant de voies de récoltes de dons d’organes non évoquées par VITA : la culture d’organes d’embryons humains livrés à la recherche (i.e. clones humains) depuis 2013
De plus on sait produire des embryons humains Sans Père ET Sans Mère par extraction de Cellules souches “d’embryon constitué”, de cellules germinales puis goniales (spermatogenèse/ovogenèse), de gamètes fécondables
(26è mn P. Jouannet https://www.youtube.com/watch?time_continue=2528&v=xHkVUSNs6Hw)
et c’est légal de faire des ovules et spermatozoïdes humains (france culture emission Pr Frydman https://www.franceculture.fr/emissions/revolutions-medicales/science-et-religions-se-penchent-sur-lembryon-humain) .
mais pas encore de crééer des embryons humains pour la recherche (58è mn article Gamètes artificielles ou loi Bioéthique 2004, archives février)

Greffe d’organes d’adultes (fin de vie)
samedi 24 mars, 22h35 , un documentaire de arte « les enjeux du don d’organe »  souligne la nécessité de traitement immunosuppresseur aux patients receveurs d’organes « chauds » transplantés (coût: plus de 3000 euros/an/patient): incidence des âmes des patients prélevés à leur insu alors qu’elles habitaient encore leur corps ?

Greffe d’organes d’embryons IVG
En 2002, alors que la loi du 29/7/1994 interdisait toute recherche portant atteinte à l’intégrité d’un embryon humain, le Pr M. Peschanski, (Inserm) présente un succès dans le cadre des greffes de cellules souches embryonnaires dans le cerveau de 15 parkinsoniens. Il explique à Europe I que les prélèvements sont faits sur des fœtus vivants « selon des conditions éthiques ( sic !)». Très vite les malades greffés présentent des maux de tête, des mouvements incoordonnés. Ils supplient d’être débarrassés de la greffe, impossible. Ils mourront dans des souffrances indicibles https://www.lesalonbeige.fr/marc-peschanski-marchand-dillusions/

Conseil:
– faites connaitre à vos proches ce registre national (*)
– prenons conscience que l’âme présente dans un corps ne se prête pas au don d’organe à l’insu de la personne qu’elle soit en fin de vie ou au stade embryonnaire ou de foetus

(*) Il n’est pas dit dans cette video (4è mn 30s) : en France sachez bien que vous devez signifier votre refus d’être dépouillé de vos organes à votre décès (ou pas loin ) , sinon ce sera a votre insu et celui de vos proches . Voici le registre pour l’éviter https://www.registrenationaldesrefus.fr/#etape-1

( *) noter qu’en Belgique déjà , des prélèvements de dons d’organes ont concerné 1.807 personnes euthanasiées, pratique qui pourrait justifier les “arguments en faveur d’obtenir des demandes de suicide assisté »

1 Commentaire

  1. SYLVIANE AGACINSKI : DON D'ORGANES, "LAISSER LE CORPS EN DEHORS DU MARCHÉ"
    Lors d’un don entre vivants, il est évident que les personnes sont très proches et tiennent beaucoup l’une à l’autre, et leur lien n’en sera que renforcé. En revanche, dans le cas d’un don de sang anonyme ou d’un don post-mortem, cela crée une forme de solidarité avec la communauté humaine. L’anonymat du don permet d’exclure toute forme de contrat commercial, donc tout risque d’exploitation du pauvre par le riche, ou de « marchandisation du corps des morts ».

    A titre personnel, Sylviane Agacinski est favorable au don post-mortem, mais elle s’insurge contre le « consentement présumé du défunt » défini par la loi Caillavet en 1976 : « un consentement présumé et silencieux n’est pas un consentement du tout et le geste du don disparaît ». Les médecins n’ayant même plus l’obligation d’interroger les familles, elle juge que ce n’est « pas humain d’exclure totalement les sentiments d’une famille en deuil ». La philosophe préférerait un registre de donneurs volontaires, enregistré par exemple sur la carte vitale. Mais personne n’accepte de penser à sa mort, encore moins à celle de ses proches…

    [*] Editions du Seuil. Sources: Télérama, Juliette Cerf (09/03/2018)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*