Procréation Sans Père ni Mère par gamètes artificielles : le modèle PMA matrimonial pulvérisé

CONCEPTION HUMAINE PMA Sans Père ni Mère 

par gamètes artificielles : comme le clonage légal

Transgression du Sanctuaire de la vie 

A 26 min, le Pr Pierre Jouannet, à Strasbourg début février, expose les étapes qui permettent la production artificielle d’ovules et de spermatozoïdes :
– Extraction de cellules souches à partir d’un embryon “constitué” (plus de 10 jours apres fécondation) , de cellules germinales,
– Par spermatogenèse et ovogenèse, obtention des gamètes prêtes à une fecondation in vitro
Ainsi si ces processus ne sont pas “complètement réalisés “ dans les cellules humaines comme l’avoue ce Pr, du fait de modification cellulaire non encore parfaitement maîtrisée dans la 3è étape (gameto-genèse)…  de toute évidence ces expérimentations sur l’humain semblent bien engagées.
(57è -63è mn) : les orateurs disent que ce qui bloque c’est l’interdiction de concevoir des embryons pour la recherche , il faut donc lever cette interdiction.

Commentaires de Bioéthique et Catholique

1°) Au cours de ce débat, dire que les resultats ne seront atteints que dans 20 ans parait douteux et motivé pour “rassurer”; dans ce débat le pionnier de ces recherches revendique la caution et la levée de limites. Eu égard aux graves dangers éthiques de cette perspective de procréation sans père et sans mère se substituant à la procréation naturelle, les parents étant les fourniseurs d’ovules et de spermatozoïdes (embryons, clones ou avortons livrés à la science) La « PMA » ne serait plus une PMA, laquelle est fondée depuis 1994 sur le modèle patrimonial. Cette issue est à portée technique à court terme des laboratoires PMA. Cette culture d’organes sexuels issus d’embryons est légale depuis le vote de la Loi de 2013.

2°) La PMA a déjà expérimenté la conception humaine artificielle: nous le savons légalement par clonage humain aujourd’hui maîtrisé, mais aussi par ce développement de fabrication humaine à partir de cellules germinales différenciées d’embryons disponibles pour ce faire depuis 2013 . Dans les deux cas ces enfants créés le seront en dehors de toute filiation, hérédité et engendrement . C’est la rupture affichée du lien millénaire entre procréation et engendrement, pourtant défini comme étant “LE modèle bioéthique établi en 1994”, Irène Thery sociologue, “Se reproduire ou Engendrer”, FE de Strasbourg 31/1) … La loi est décidément bien relativisée …

3°) Ne serait-il pas possible de mettre ces faits en relation avec la traduction de Daniel 9, 27 à partir de l’hébreu monosyllabique par des experts linguistiques archéologiques du CESHE

“la science parviendra à créer des êtres humains à partir de cellules très froides “  Or ce passage de Dn traite de l’Abomination de la Désolation dans le Saint des Saints, une Transgression eschatologique qui pourrait parfaitement s’appliquer à ces conceptions humaines actuelles et légales

4°) Ce débat  nous oblige à dévoiler et interroger la Bioéthique, dès maintenant et massivement et de ne pas continuer à laisser se dérouler le “processus du syndrome de la pente glissante” : petits pas des découvertes de la génétique qui, mis bout à bout, aboutissent à une situation dont personne ne veut, qui s’impose au pouvoir (politique), le pousser à justifier ce Progrès de la science de l’homme – ce, malgré le préjudice porté contre l’homme, les droits fondamentaux de la société à son égard- face et contre la volonté de l’opinion, de la conscience morale et professionnelle médicale et scientifique.
La “culture” individualiste “où le refus des limites est la règle d’or et la non-réalisation d’un désir semble inconcevable et où le sens de la vie et de l’être humain est systématiquement écarté“(**) ne cesse d’amasser ses trophées à l’insu de l’ethique et de tous

Ne serait il pas temps que l’opinion se lève pour fixer des limites à la science sans limite

Ces embryons peuvent être source d’embryons en se passant de la fécondation d’ovule et de spermatozoïde de parents vivants ou de au moins un des deux .La fécondation PMA n’est encore légale qu’avec un seule gamète anonyme (l’autre parent apportant l’autre), mais la PMA pour toutes, donc les femmes fertiles, fera sauter cette limite inexorablement.
Qu’en est-il des expérimentations justement depuis la loi de 2013 devient une question urgente à poser car Il semble bien possible de tester et expérimenter de telles reproductions humaines Sans Père ET Sans Mère.

 

(*) comme il en a été à propos du tri eugénique embryonnaire avec le DPI et le DPN, et le clonage humain moyennant une Omerta encore absolue sur sa légalisation et sa pratique)

(**) 68èmn 40s https://www.forumeuropeendebioethique.eu/mardi-30-janvier/

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*