Le coin des théologiens

Dieu crée une âme spirituelle humaine « à partir de rien », directement , « et sans intermédiaire », c’est-à-dire sans médiation, donc sans la médiation des parents, donc sans la conjonction de leurs deux âmes présupposées être dans leurs gamètes respectives. Dieu seul est le Créateur de chaque personne humaine en disposant du fruit naturel de l’union des parents pour lui donner existence : être et vie.

Un pic d’énergie visible sur les vidéos mémorisant l’instant de la conception peut être interprété comme une manifestation de la présence et de l’activité directe de Dieu dans le sein de la mère, devenu « tabernacle » pendant ce bref instant (moins “respectueux” avec la FIV). Il est remarquable que lorsque l’ovocyte devient ovule, par fécondation de la gamète paternelle, un flash de lumière est également observable : il marque le début du processus de la fécondation qui va jusqu’à la conception (apparition du génome, 1er noyau d’un embryon parfaitement individualisé et viable)

« S’introduire dans ce lieu et ce moment de Présence Unique c’est entrer dans le Saint des Saints et Le profaner, atteindre Dieu directement et dans Son Acte Paternel de Création »(Shema15, voir onglet Métaphysique)

1 – Encycliques sur la Création de l’homme par Dieu 

Encyclique Dei filius Pie IX (24-04-1870)

« …Dieu, par sa bonté et sa vertu toute-puissante, (…) et de sa volonté pleinement libre, a créé de rien, dès le commencement du temps, l’une et l’autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire l’angélique et celle qui appartient au monde, et ensuite la créature humaine formée, comme étant commune, d’un esprit et d’un corps” (4èConc.de Latr.IV nov.1215, c.1. Firmiter, à lire ici) 

Encyclique Humani Generis de Pie XII (12-8-1950)

 « … car la foi catholique nous ordonne de maintenir la création sans médiation des âmes par Dieu… » A lire ici

Dignitas Personae, Benoît XVI (12-12-2008) (à la lumière de Donum vitae)

Cette instruction s’élève avec force pour dénoncer le caractère intrinsèquement illicite du clonage en mettant en avant 2 arguments recevables par toute conscience morale :

 1/ Le clone donne « origine à un être humain sans aucun lien avec l’acte de don réciproque entre deux époux, et plus radicalement, sans aucun lien avec la sexualité », imposant à l’embryon un « patrimoine génétique déjà fixé » qui constitue une espèce d’esclavage biologique ».

 2/ Est condamné : « l’immoralité du sacrifice délibéré d’une vie humaine » qui concerne tous les embryons créés en sus pour la réussite de l’opération qui seront éliminés.

Elle confirme : « Le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c’est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain [qui] doit être traité comme une personne dès sa conception » . Il est précisé que cette assertion a « un caractère éthique », qu’elle doit être reconnue vraie par la raison elle-même et qu’elle devrait être pour cela « le fondement de tout système juridique ».

A lire ici 

Le catéchisme s’appuie sur Humani Generis de Pie XII

CEC 366 : « L’ Église enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu -elle n’est pas « produite » par les parents – … ». 

CEC 296 : Nous croyons que Dieu n’a besoin de rien de préexistant, ni d’aucune aide pour créer. (…) Dieu crée librement « de rien » .

Mgr Aupetit ( L’embryon Quels Enjeux)

« Dieu crée l’âme directement et sans intermédiaire, sans médiation »

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2 – Les textes non encycliques des Papes Jean Paul II et Benoit XVI

Les déclarations et homélies des papes Jean-Paul II et Benoit XVI instruits des travaux de théologie et métaphysique, sous l’autorité de Mgr Séguy, ne retiennent pas l’option tardiviste, ni celle d’une animation à la fécondation que beaucoup confondent avec «conception» (qui est le moment de la création par Dieu sans laquelle aucun enfant ne peut être conçu): ils confirmeront avec le métaphysicien par  démonstration :  l’animation immédiate (voir onglet Métaphysique). Pour autant est gardée parfois encore la proposition  considérer l’embryon comme une personne”, il serait plus juste d’employer la proposition” l’embryon EST une personne “ ce qui obligerait les tardivistes à ne plus trafiquer avec la vérité de l’être humain.

Jean Paul II, IV° Assises de l’Académie Pontificale pour la Vie le 24 février 1998, Doc.Cath. 2179- 05-04-98 :

« Sur la base de la vérité intérieure du génome, présente déjà au moment de la procréation quand le résultat génétique de l’union du père et la mère aboutit , que l’Église a pris sur elle la tâche de défendre la dignité humaine de chaque individu au début même de son existence (*). La réflexion anthropologique, en fait, mène à la reconnaissance que, en vertu de l’unité substantielle du corps et de l’âme spirituelle, le génome humain n’a pas seulement une signification biologique, mais il possède aussi une dignité anthropologique, qui a son fondement dans l’âme spirituelle qui l’envahit et lui donne la vie (*). Donc, il est illégitime d’effectuer n’importe quelle intervention sur le génome humain à moins qu’il ne vise le bien de la personne, comprise comme une unité de corps et l’esprit » Texte disponible ici

(*) dès le début de l’existence, de l’apparition du génome : autrement dit individuation et création de l’âme humaine se confondent dans le même instant. 

Benoit XVI aux vêpres du 1er Samedi de l’Avent 2010, 1er jour de prière pour la Vie dans tous les diocèses, s’exprimait ainsi : 

« En ce qui concerne l’embryon dans le sein maternel, la science elle-même met en évidence son autonomie capable d’interagir avec sa mère, la coordination des processus biologiques, la continuité du développement, la complexité croissante de l’organisme. Il ne s’agit pas d’une accumulation de matériel biologique, mais d’un nouvel être vivant, d’un nouvel individu de l’espèce humaine. Il en a été ainsi pour Jésus dans le sein de Marie ; pour chacun de nous dans le sein de notre mère. Nous pouvons affirmer, avec Tertullien : « il est déjà un homme, celui qui le sera» (Apologétique, IX), . Il n’y a aucune raison de ne pas le considérer comme une personne dès sa conception (biologique individuée)».

Le génome est biologiquement reconnu comme communicant avec sa mère dès son apparition, preuve biologique de la parentalité active réelle de l’enfant.

 Benoit XVI Angélus du dimanche 7 juin 2009, Solennité de la Très Sainte Trinité : 

« C’est le génome qui porte précisément cette espèce d’extraordinaire trinité sponsale du père et de la mère qui disparaissent dans l’unité sponsale ontologique des deux, ces trois disparaissant pour la création en un du génome, et c’est pour cela que c’est l’image de la Très Sainte Trinité : trois en un, un en trois ». 

Benoit XVI déclare le 7 oct. 2012 Ste Hildegarde Docteur de l’Eglise, juste avant sa démission du 11 fév. 2013, fête de la 1ère apparition N.D. à Lourdes.

Il nous indique l’actualité de cette sainte ( renvoi  vers l’article ) :  se référer à  cet article  révélant  le caractère satanique  et profondément profanatoire de l’intrusion au  moment de la Conception humaine, Sanctuaire et Tabernacle Sacré de l’Acte  de Création de Dieu  selon l’Encyclique Humani Generis .

Commentaires du Collectif Bioéthique et Catholique 

Ces Déclarations ne s’imposent pas comme faisant autorité au même titre qu’une Encyclique.

D’où le souhait pour que la vérité soit entendue de tous, qu’une  précision de Rome fixe clairement dans la conscience catholique  la création de l’âme et du corps individué au même moment : «à la formation du génome». Ceci permettra de lever la confusion, dont profitent certains pour faire valoir qu’ils n’ont à faire qu’à des cellules sans âme :

  • entre « constitution du zygote selon la vraie pensée de l’Eglise» et « constitution de l’embryon », du législateur, 
  • entre conception et fécondation selon l’entendement commun
  • entre animation immédiate et animation tardive selon l’entendement erroné des philosophes

 Et 

  • de laisser les tardivistes catholiques libres en conscience de persister dans leur opinion ou de rejoindre la vérité
  • de pouvoir condamner plus explicitement encore le clonage humain pour ce qu’il est, eu égard à la question de l’âme du clone au moment de sa création, confirmant aussi que le crime contre l’espèce humaine qualifie bien cette création  qu’elle soit le fait d’un clonage de personne déjà né de tout autant que celle de cellules provenant d’embryons humains non nés (*)  
  • et surtout de permettre  au législateur, aux scientifiques, aux médecins, aux familles concernées et aux catholiques de disposer de repères anthropologiques et apostoliques indiscutables. 

 (*) sur les 5 raisons du Magistère qui condamnent le clonage, aucune ne parle du problème de l’âme du clone : 

le clonage humain réduit l’existence des 2 sexes à « un élément purement fonctionnel » ; il fait du corps humain « un pur objet de recherches » dans une logique de production industrielle ; il fausse les relations de parenté ; il viole deux principes des droits de l’homme à savoir le principe de parité entre les êtres humains et le principe de non-discrimination; il crée les conditions d’une souffrance de la personne clonée« L’âme spirituelle, élément constitutif essentiel de tout sujet appartenant à l’espèce humaine, qui est créée directement par Dieu, ne peut être ni engendrée par les parents, ni être produite par la fécondation artificielle, ni même clonée. » (30-09-97 APvie ; Mgr Sgrecia) Disponible ici

 

3 –  L’intrusion de Satan dans la Conception humaine

l’Intrusion de l’homme (Lucifer et ses affidés) dans le moment de la conception est un projet satanique

 

Ste Hildegarde (1098-1179) : canonisée et déclarée docteur de l’Eglise, le 11 février 2013 en pleine confusion de la loi Bioéthique en France  dépouillant l’embryon humain de son humanité :

1/ « Aussi, comme cela ne s’est pas fait sans la persuasion satanique, le démon employa toutes ses flèches à l’accomplissement de cette œuvre ; afin qu’elle ne fût pas achevée sans lui ; c’est pourquoi il dit : Ma force est dans la conception de l’homme, par-là, l’homme m’appartient ». Scivias livre I,  2ème vision (vers le milieu)

2/ « L’antique serpent ne s’en demanda pas moins à part lui comment il pouvait détruire et étouffer cette loi nouvelle [la loi du Christ] car il se considérait comme dupé. Il vit qu’il avait le temps de lutter contre les fils des hommes, s’il réussissait à précipiter dans le péché les conceptions des hommes» Livre des œuvres divines,10è vision, alinéa7, p.78)

 C’est tout le travail de l’Antichrist depuis 2000 ans pour arriver à la loi votée le 16 juillet 2013 (cf article loi 2013)

3/ (…) « Cette forme féminine que tu vois, portant dans son sein une forme humaine parfaite, signifie, qu’après que la femme a reçu la semence humaine, l’enfant se forme avec l’intégrité de ses membres, dans la cellule cachée du sein de sa mère. Et voici que, par une secrète disposition du divin Créateur, la même forme [embryon] témoigne du mouvement de la vie : parce que, dès qu’en vertu d’un ordre et de la volonté mystérieuse de Dieu, l’enfant a reçu l’esprit (le souffle de vie) dans le sein maternel, au moment établi et voulu par Dieu, il montre par les mouvements de son corps, qu’il vit ; comme la terre s’entrouvre et laisse épanouir les fleurs de son fruit, lorsque la rosée est descendue sur elle. De telle sorte que c’est comme une sphère de flammes, n’ayant aucun trait du corps humain, qui possède le cœur de cette forme , parce que l’âme, brûlant dans le foyer de la souveraine science, distingue diverses choses dans le cercle de sa compréhension. Et cette sphère n’a aucun trait du corps humain, parce qu’elle n’est ni corporelle, ni éphémère, comme l’est le corps de l’homme ; et qu’elle lui donne la force et la vie, en ce qu’étant comme le fondement du corps, elle le régit tout entier  (…) puisque l’âme connaît sciemment Dieu, et pénètre dans tous les membres du corps, en donnant aux moelles, aux veines et à toutes les parties, la force et la vie ; comme l’arbre distribue à tous ses rameaux la sève et la vigueur qui lui viennent de ses racines ».

Scivias livre I, 4è vision  http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Hildegarde/Tome1/vision4.html

 4/ « Mais Satan vit la femme : il reconnut en elle la mère dont le sein déjà abritait un grand monde possible. Par la même infamie qui l’avait détaché de Dieu, il réussit à dominer Dieu dans l’œuvre qui était la sienne : il s’associa cette œuvre de Dieu qu’est l’homme ». Le Livre des œuvres divines, 1ère vision 

Source : http://catholiquedu.free.fr/2013/Hildegarde.pdf (alinéa 14 p 173) 

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